Dans ce livre, Marie-Claire Bancquart évoque ses années fondatrices, et s’interroge sur les théories poétiques élaborées durant les années qui suivirent la deuxième guerre mondiale.
Cette phrase témoignerait d’un échec, que semble pourtant démentir le titre de la dernière et sixième partie : Comme on tombe amoureux, qui redonne au poème, malgré tout, son pouvoir et sa légitimité à affirmer du sens.
Ceux du lointain, sujets des poèmes de ce recueil, sont les migrants, les errants. L’auteur est allée à leur rencontre et témoigne par ce livre avec pour seul outil, la poésie.
Ce long poème narratif tresse deux voix.
L’une, en caractère romain, conduit l’errance urbaine d’un certain Judas propulsé dans une civilisation contemporaine et la seconde, en italique, traverse la pensée de l’auteur dans un monologue intérieur.
Car des vœux d’époux nous lient indissolubles. Des noces fortes de certitudes tranquilles : aucune tentation humaine n’est plus de taille ni de poids – seul le divin si tel devenait un jour son dessein pourrait nous délier…
Ce livre est aussi un rendez-vous avec la lumière d’Ostende, avec le vent des polders, les feuilles jaunies de quelques peupliers sur l’eau tranquille d’un canal et l’insolite parfum de mer…
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