Une maison, du moins ces maisons de famille telles qu’elles existaient autrefois, n’est pas qu’une coquille à habiter. Au fil des ans, elle s’imprègne de la présence des vivants – la vieille dame héroïne de ce livre
Dans ce recueil, le poète Jean-Pierre Védrines, comme il le fit pour Rimbaud, chemine sur les traces d’Antonin Artaud. Il essaie grâce à son écriture de dégager ses propres « énergies réelles » tout en cherchant son ancrage, ses limites.
Le lecteur suit Frag (venu peut-être de frag-ment, de frag-île) dans son exploration introspective, portée par un intéressant et beau travail d'écriture.Filip Forgeau glisse d'un mot à l'autre, à peine modifié d'une syllabe, comme quelqu'un passerait de rocher en rocher pour explorer une plage. Et le sens perce, en agréable fluidité?
(4 femmes, 4 hommes)Daniel : Seul. Je m'emmerde. La vie m'emmerde. Vous m'emmerdez. Ils m'emmerdent. J'ai vingt et un ans bientôt, je me demande combien de temps ça va durer. Personne autour de moi s'emmerde comme je m'emmerde.L'emmerdement d'avoir vingt et un ans c'est qu'on se met à voir. Comprendre.
Durant toute l'année 1904 des grèves éclatent dans les usines de porcelaines de Limoges, contre les salaires insuffisants et la durée du temps de travail.Alors qu'au début de 1905 l'agitation sociale est à son comble, on apprend qu'un contremaître use du droit de cuissage pour l'embauche, et qu'un autre a renvoyé un ouvrier qui a enterré son enfant...
Geste d’amour ou de rage, drôle, tendre ou triste, la lettre est une passerelle entre deux êtres, captant les couleurs des heures, des saisons ou du cœur. Variant la focale comme le point de vue, elle introduit une forme inspirante de complicité, d’intimité ou de simple proximité avec le destinataire réel ou imaginaire.
Ce livre regroupe des textes très divers qui témoignent du parcours de l’auteur sur une bonne quinzaine d’années.Patricia Châtel alterne humour et gravité, revisitant souvent les territoires de l’enfance, avec le regard acéré que les plus jeunes portent sur les adultes.
Treize tableaux adressés à ThéoD’après les lettres de Vincent Van Gogh à son frère Théo
Mes tableaux ne se vendent pas. Je n’y peux rien. Le jour viendra cependant. On verra que cela vaut plus que le prix de la couleur. Plus que le prix de ma vie. Plus que ce que chacun nous y mettons.
Extrait :
« Nous avions pris le métro, les stations défilaient, j'évitais de le regarder, je cherchais déjà le moyen, le plus sûr moyen de me débarrasser de lui. Une demi-heure après lui avoir dit Je vous héberge pour quelques jours, je l'aurais bien viré à grands coups de pied au cul.
Il devient clair, lorsque l'on ouvre le livre de Aytekin Karaçoban, que, par endroits, l'encre n'a pas séché, qu'elle emplit encore la blancheur d'un noir étincelant puisque les mots ne peuvent rien clore ; tout au plus élaborent-ils, un champ de questions. N'écrit-il pas lui-même
« Notre île n'est qu'un moment, nous n'avons jamais songé à la situer sur une carte. Elle est notre avenir compromis et sa durée fragile. Les étoiles ne sont pas pour nous des repères mais notre peur. Nous les nommons toutes ?les Perpétuelles? et ne les nommons jamais séparément. Leur mouvement ne nous intéresse pas mais leur clignotement, dans une nuit...
Un émoi, une passion, un engagement, un regard, une aventure interdite, une amitié amoureuse, une relation sans nom… il existe autant de chemins amoureux que de destins.
Mes lectures n'ont plus beaucoup d'usage maintenant.Il fait nuit sous ta jupe, fait nuit dans ta blessure, nuit aussi sur mes chemins? Il fait nuit sous ton pull, fait nuit sur tes seins. Ne pas compter sur moi pour t'apprivoiser. Ne pas compter sur moi, ne rien dire à personne.Ça partira bien tout seul.Ça partira une fois de plus à l'eau de Javel. Ça...
L’ouvrage recueille un grand nombre des poèmes écrits ces dernières années par Natacha de Brauwer. Des textes étonnants, enjoués souvent, drôles parfois, et qui pourtant expriment la vie, sa beauté… et son naufrage.Sa politesse est de paraître légère.
Les résidences d'écriture, en tant que structures spécifiques, apparaissent en France à la fin des années quatre-vingt. Ce livre est le premier document rassemblant des témoignages et des réflexions sur les rôles et les enjeux présents et à venir de ces lieux.
Parce que les marges nous hantent. Parce qu'elles sont entées sur le temps permanent des choses en devenir. Parce qu'elles sont étrangement familières. Parce qu'elles sont, au coeur du monde, l'ailleurs des possibles. QI'on les pratique de temps en temps ou à temps complet, il y a tant à découvrir dans ces envers, ces lieux sans nom.
Un jour, le tonnerre frappe Marek, banal employé, sous la forme d’un licenciement. Dès lors, le voilà engagé dans une errance où, avec un compagnon de rencontre, faisant fi du temps et de l’espace, il traverse l’absurdité de notre monde, non sans rencontrer les ombres de ceux qui ont voulu le transformer, jusqu’au jour où le piège se referme sur lui.
L’heure avant l’heure, voyez-vous, c’est la pire. Parce qu’on n’est déjà plus soi-même… seule… dans son petit intérieur avec chienne et chatte… et la musique et les voix qui sortent de la radio…Déjà plus soi-même… mais pas encore cette autre… seule en scène avec l’ombre de celles qui lui ont dit un jour : Vas-y, c’est à toi de jouer, maintenant… à toi ! …...
Thriller théâtralHerman Lostlov a 37 ans, il est directeur d’agence bancaire, il est aussi écrivain – du moins en est-il convaincu. Retiré dans sa maison de campagne pour écrire un grand roman d’amour consacré à la femme de sa vie, qu’il appelle « mon ange »
« Qui est donc ce il anonyme qui parle ? Celui qui, innommé, en lui seul témoigne de la souffrance de tous, la lumière de sa douleur éclairant un recoin du monde que d'aucuns ne voudraient pas voir ? Oui, qui est ce il, sujet de ces fragments, écriture du désastre, pour reprendre la belle expression de Blanchot ?
Dans ce livre, le professeur a rassemblé trois conférences. Elles s’adressent aux élèves, les bons et les médiocres, mais également à l’élève qui sommeille en chacun de nous, au fond près du radiateur.
Gît le coeur est une déclinaison sonnante – mais aussi trébuchante – autour du mot cœur. Comme une petite boîte à musique, on tourne la manivelle et Gît le coeur joue sa chanson. Un air parfois connu, berceuses, déclarations et chagrins d’amour.
Que ce soient des personnages illustres comme Kao Che (poète chinois du VIIIe siècle), Descartes, Georges de La Tour, Galilée ou d'autres, imaginaires ou inconnus, comme cette petite fille dont le père revient de l'hécatombe de 14-18, ils traversent et contredisent à leur façon ces guerres sur fond bleugrâce à leur capacité à s'émouvoir et à penser...
Ce long titre doit donner aux lecteurs la notion d’un parcours initiatique de l’œuvre, en montrer les méandres, les détours et la force vitale qui l’anime… Regard sur les divers intégrismes, sur la folie humaine, mais aussi regard affectueux sur l’espèce humaine personnifiée par Panurge et ses compagnons.
Dans l'île carrefour, où jadis les navires des négriers faisaient une halte nécessaire avant la traversée de l'Atlantique, existe encore cette maison des esclaves, véritable musée de l'Afrique et de ses diasporas. Gorée,
« Tu sais que c'est dans un théâtre qu'ils ont commencé la destruction de Kaboul ! Par la porte d'entrée des artistes. Du théâtre, ils n'ont rien épargné, ni le toit, ni le silence, ni la parole et le verbe. Ils ont mis la ville à genoux, et c'est dans un théâtre qu'a commencé la tragédie. »
Fugue bretonne est une invitation au voyage à travers le Beau Pays ; d’Argol à Saint-Benoît-des-Ondes, de villes en villages, surgissent des portraits de femmes et d’hommes croisés sur un sentier, dans une foule, un bar, ou devant une chapelle.
Frank-Amédée, alias Job est un étrange personnage qui évolue dans un très beau roman, uoman, un roman dont l'écriture finement ciselée se joue du temps et de l'espace. L'auteur nous met en garde contre la précipitation :
Dans une maison isolée, une femme retrouve son passé. Un homme vit là dans l'obscurité. Il voulait avec elle former un duo? Personnages :Une femme (40 ans) Un homme (45 ans) Un duo instrumental accompagnera cette pièce à deux voix
J'ai rencontré le flou tout au long de ma vie. J'ai voulu parler de ces rencontres, et ce livre s'inscrit entre deux morts, une mort ordalique et une mort que j'ai accompagnée, toutes deux laissant un goût de flou dans l'existence.
Faut-il abattre les tringleurs de rideaux ? Tringleur de rideaux : aborigène prédateur évoluant en milieu hostile sur les valeurs du marché d’économie libérale, n’ayant sur son avenir qu’une visibilité à très cours terme.Sa devise : « Après avoir tout tringlé, il ne reste guère que les rideaux pour se pendre ou essuyer les larmes, mais pleurer n’est...
La première fois que j’ai lu une nouvelle de Claude Chanaud, j’ai senti un frémissement dans les zygomatiques, et un titillement dans les centres cérébraux. Et je me suis dit : « Je ne connais pas ce type-là, mais il ne peut être que foncièrement bon.
Version française accompagnée du manuscrit arabe de l'auteur.Fatma est femme de ménage dans un ministère et à la mairie d'Alger. Ce poste d'observation lui permet de porter un regard ironique sur la société algérienne et sur le monde en général. La Fête de l'Indépendance coïncide avec son tour de lessive. Elle peut disposer de la terrasse?(1 femme)
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