Une funambule déambule sur un filcomme une tarentule sur une arantèle…Plus haut qu’elle,un trapéziste s’envoie en l’air en la prenant de haut…Plus bas qu’elle,des bêtes de foire de tout poil lui font leur numéro,tombent comme des mouches se prenant à sa toile :
— Mais qu’est-ce que tu vas devenir plus tard, quel métier tu voudrais faire ?— Goûteur de chocos B.N.— C’est pas un métier, ça…— Dessinateur sur les bidons d’Igol.— C’est pas un métier ça.— Clodette.— C’est pas un métier, qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ?— Quand je serai grand, je voudrai retourner en enfance.
Journal de bord, carnet des regards d’un homme multiple, ces croquis en prose retracent des instants de vie, des rencontres réelles ou imaginaires, proches ou lointaines ; des rencontres qui nourrissent le quotidien de l’auteur, ses émotions, ses préoccupations, sa vision de l’art et de la littérature.
La poésie et la révolution sont des activités solaires, et il n’y a que ce que l’on engage qui puisse nous rendre visibles.Voilà où se situe le fil de ce livre, entre Breton et Eluard, notamment, qui se préoccupèrent de ce rapport entre l’émancipation de l’imageet une image émancipatrice.
Ce n’est rien de dire que Christian Viguié estime René Pons et son œuvre. Ils se voient souvent à Limoges, quelquefois à Nîmes ; mais c’est surtout à Paris, place Saint-Sulpice, haut lieu du Marché de la Poésie de juin, que leurs échanges amicaux sont les plus éclairants.
Ces treize nouvelles annoncent la couleur : elles sont « noires » comme la littérature policière, mais aussi comme l’humour dont elles sont empreintes.Ici, c’est la rivalité d’auteurs de polars qui crée l’événement ; là, une modeste orchidée ou la métamorphose d’une nageuse en dangereuse sirène.
Après avoir publié deux recueils de poèmes (La Fête est Finie et Paradis à Perdre), l’auteur continue à jouer avec les mots.Non sans malice, elle s’interroge, nous interroge : Pourquoi la poésie ? Pourquoi, comment, la poésie ? Aujourd’hui…
Pesonnages : 1 à 3 couples + divers clientsUn bar, la nuit.Successivement, trois couples se rencontrent et se racontent.En même temps, des phrases, des dialogues, le brassage de vie qu'un spectateur pourrait saisir aux heures où la solitude s'exprime devant le refus de partir.
Depuis des années, Ahmed Kalouaz sillonne la France, invité par les libraires et les bibliothécaires. Ainsi est née l’idée d’écrire durant une saison un texte après chaque rencontre. Alors systématiquement, dès la fin de la manifestation, se mettait en route un processus d’écriture très particulier qui, 12 heures plus tard, donnait naissance à un texte
« Comédien, metteur en scène, Daniel Soulier n'est plus seulement dramaturge (Après l'Amour, Les Chutes du Zambèze?) car il vient de publier un premier roman ?autobiographique?.Dans un langage très simple et direct, il évoque plusieurs aspects de ses cinquante ans d'existence. Un roman vérité sans fard, écrit avec sincérité et vivacité. » Jacques Morlaud
Le vieillard et l’enfant, l’homme et la femme, le riche et le pauvre, le malade et le bien portant, l’être humain et l’animal… chacun, à un moment ou à un autre, est confronté à la douleur et devient un « orphelin d’Allah ».
C'est l'été, quelque part dans cette provincelimousine, à la fois lointaine et secrète, renfermée sur la terre et sur les êtres.La famille est là, les frères et la soeur, la mère et le gendre, la belle-fille.La table dressée laisse sur la nappe blanche les restes d'un repas champêtre.C'est l'été et la chaleur abrupte cogne sur l'ombre des arbres.
La scène se passe dans la chambre funéraire d’un crématorium. L’homme décédé est un comédien notable, reconnu. Plusieurs personnages vont se succéder. On en entend, des commentaires, des digressions. Des flagorneries. Des médisances. Faudrait pas se retourner. Mais voilà̀ ! Le monde est fait comme ça.
Ce texte n’ est pas une pièce sur le football.L’homme qui parle, dit que l’on devrait tuer les vieux footballeurs, les êtres arrivés au stade de l’inutile. Ceux qui, comme lui, n’ont plus que les souvenirs à se repasser en mémoire.Mais en filigrane, il y a aussi l’histoire de Bruno, celle de Marco, Linda…
Quand il n’est pas dans son jardin à buter les patates, tuteurer les tomates, retourner le tas de compost ou préparer du purin d’orties, Papy est dans son grenier-bureau – un jardin secret – rempli de livres qui sont semés et repiqués comme les légumes selon leurs affinités électives
On ira en haut des falaisesEn respirant un ultime airT'auras mis les bottes qui me plaisentMoi le caban que tu préfèresTu seras coiffée coutumes-usMoi peigné très en traditionJ'aurai le slip à cumulusEt l'élastique à réaction
Quelque part dans un pays « offshore », une famille (servie par un domestique « indigène » du nom de Pisar) vit un exil forcé.Depuis plusieurs jours, une femme inconnue observe la maison familiale, dehors, dans la chaleur.Cette femme ne bouge pas.Elle est là. Sa présence obsède les occupants de la maison.Qui est-elle ? Que veut-elle ? Pourquoi ne...
Le premier mois d'octobre est celui de la mort de la mère. Le second, dix-huit ans après, est celui de l'écriture de ce livre. Brisure de la forme, poèmes à lire en colonnes et en lignes.
Des dossiers partout, des montagnes, des piles, des « Annapurna » de dossiers dans ce bureau de La nuit des baleines où végètent depuis tant d’années Marylin, Barnabooth et Fenimore. Ils se sont fait avaler par le temps, par les habitudes, par le quotidien. Le chef de bureau a dévoré leur vie.Au sol, sous un drap, gît une forme humaine…
Quelque part dans un pays d'Afrique, une mère vient à l'aéroport accueillir son fils Omar, un demandeur d'asile débouté, que l'Europe a décidé d'expulser. C'est un mort qu'elle va retrouver. Convaincue que son fils a été assassiné à la descente de l'avion par les milices gouvernementales, elle ordonne à Cissé, l'aîné, de venger son frère.
Le polar et le train, c’est une longue histoire qui débute avec l’émergence du roman de gare au XIXe siècle, se poursuit dans les œuvres de nombreux auteurs inspirés par l’atmosphère de mystère propre à la gare et au train, et qui perdure à travers l’émotion que procure un bon polar pendant un trajet en train, un instant suspendu au milieu de vies pressées…
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